De plus en plus la mémoire du passé est inscrite par le biais des base de données complétées sans cesses, et omniprésentes. Pour me rafraichir la mémoire ;-) sur ce que recouvre exactement le terme de mémoire, et plus précisément de mémoire collective, je retrouve cela :

La mémoire collective se définit comme une interaction entre les politiques de la mémoire -encore appelée " mémoire historique "-, et les souvenirs -" mémoire commune ", de ce qui a été vécu en commun)-. Elle se situe au point de rencontre de l’individuel et du collectif, du psychique et du social. (ici pour la source).

On peut imaginer que l’absence d’oubli empêche alors de s’acquitter du poids des choses mortes et passées. Cela peut être un facteur paralysant, qui freine à la fois la possibilité d’assumer la perte ou le deuil d'un événement ou de quelqu’un, et donc de reconstruire.
En poussant le bouchon plus avant encore, ralentir l’innovation et la créativité. Et en même temps freiner la mémoire elle même puisqu’on ira chercher dans les bases de connaissances au lieu de l’intérieur de soi ou du groupe les moyens de se ressouvenir.

Donc comme je me demandais si je m'égarais, j’ai trouvé deux citations qui finalement me confortent dans l'idée que l'oubli présente une valeur :

« Oublier est le grand secret des existences fortes et créatrices », Balzac

« N’oubliez pas l’oubli » Freud

Pour finir, j’évite de regarder trop avant les citations sur l’importance de la mémoire, je vais encore cogiter jusqu'à pas d'heure…