Course pour boucler certains projets, respecter des délais, pour organiser les fêtes, commander la dinde de Bresse, les vins, n’oublier personne dans cette furia de course consommatrice au cadeaux de fin d’année. Mais comment passer à coté de la joie de partager avec ses proches et de faire plaisir ?
Et voilà dés janvier il faut déjà penser aux échéances de début d’année, au bilan comptable, au budgets à venir, aux clients à satisfaire, et aux nouvelles missions.

Je repense aux étudiants de master de SupdeCo avec lesquels j’ai passé quelques mois fin 2007, et qui n'ont pas encore bouclé leur cursus. J'ai fini il y a peu de corriger les copies des examens en système d’information et e-business. Certaines lectures m’ont fait plaisir, et pas forcément les meilleures copies au sens "scolaire" mais plutôt celles ou l'on sent une réflexion personnelle.

Car je reste convaincu que si l’évaluation est un élément structurant et nécessaire à tout apprentissage, le mode compétitif dans lequel cette évaluation s’inscrit toujours trop, et sur lequel est basé l’ensemble du système scolaire et du rapport au travail ne peut être source que d’un sentiment d’urgence perpétuel, un sentiment d’être du bon coté en cas d’emploi à terme ou du sentiment de dévalorisation de soi en cas de chômage. Car c’est pour arriver du « bon coté » que tous ces étudiants ont choisi cette école…. Et malgré ce, je vois certains regards de cette jeune génération –et encore, parmi les plus privilégiés- et qui représente mon avenir, inquiets et désabusés devant leur futur plan de carrière....

Alors ne faudrait il pas encore plus cesser de craindre d’aborder les failles de notre système libéral par crainte de tomber dans un système collectiviste dont personne ne veut ?
La mass-customization existe en business, c'est donc le chemin à parcourir dans l’éducation pour offrir des cursus qui assurent une personnalisation correpondant aux souhaits profonds des personnes.
On voit bien que nous entrons dans l’ère ou l’intérêt s’est déporté de la production produit massive vers la connaissance intime du client et le nécessaire épanouissement des gens qui travaillent, deux vecteurs de réussite commerciale.... et de profits.
Il me semble que dans la société du savoir qui émerge, notre rapport encore souvent pathologique à l’apprentissage, à l’emploi et au travail devrait continuer à être remise en cause, avec courage et lucidité, en passant la vitesse supérieure. Je crois que c’est la notion même de bonheur des individus dans notre société qui est en jeu.