Je ne parle évidemment pas des dérives liés aux personnes qui se retrouvent avec 500, 1000 ou 2000 "ami(e)s inconnu(e)s sur le net pour qui ils ne lèveraient pas le petit doigt, qu'ils ne verront jamais. Ou plus grave, les personnes qui vont acter sans mémoire sur qui ils ont ajoutés comme "ami(e)s" sur leur réseau social favori.
(cf http://publigeekaire.com/2010/10/les-dangers-des-reseaux-sociaux/)

Non, je parle de toutes les comvir (communautés virtuelles) qui font sens.
Tout récemment m'est revenu le témoignage d' un groupe de gens qui ont sympathisés sur le net via l'activité " rv pétanques du dimanche" (il faut de tout pour faire un monde ;-) sur un site communautaire de sorties par thématiques, et qui se montrent solidaires et présents dans la réalité vis à vis d'une de leur membre qui connait dans le même temps revers de fortune et deuil d'un proche.

Il est fort juste de rappeler qu'un roi du market va peu ou prou transformer peut-être et sans doute un phénomène sociologique en opportunité de marché. On peut se poser la question du succès de twitter sans ce besoin pathologique de reconnaissance pour dire ce que je fais, vis et sent au moment ou cela m'arrive à l'heure d'une société qui vit la dichotomie village global/individualisme forcené et les douleurs qui en découlent... solitude, absence de valorisation, isolement social

Plus avant la dessus, l'argument de la vitesse de propagation des "twits" (bon ok normalement on dit tweets) supérieure à celle des fils RSS n'est pas forcément à mes yeux un argument qui fait sens en faveur du service et de sa réelle valeur ajoutée, car les informations sont rarement contextualisées, qualifiées ou vérifiées et ce d'autant que Twitter n’invite pas les lecteurs à commenter les messages postés.
Cela reste globalement vrai même si des sources comme CNN ou la BBC s'en servent pour des bulletins flash. Et pourtant le service ne cesse de monter en puissance. Force est donc de constater que le besoin a précédé l’offre même si cette dernière l’alimente ensuite.
Pourtant, et à l’encontre de ce que je lis sur detoxinfo, il n'en reste pas moins vrai qu'en matière de réseaux communautaires l'adage "commence à donner pour éventuellement recevoir" reste une constante.
C'est vrai sur les réseaux de fédération d’individus en audiences homogènes tels que MySpace, ou nombres de musiciens sont dans cette logique d'échange,
C'est vrai dans les univers virtuels, il m’est arrivé par exemple sur second life de constater l’extrême disponibilité d’universitaires aux emplois du temps fort chargés pour me guider plusieurs heures durant dans une jungle de ressources pédagogiques,
C’est vrai sur les jeux en réseaux ou j'ai souvent constaté des élans d'entraide sur des problématiques privées de membres par le seul fait d'appartenir à la "tribu" des gens qui chassent des "bouftous", c’est ainsi qu’un membre à hébergé et nourri un joueur de son groupe plusieurs jours durant après que celui-ci lui ai fait part de ses difficultés.
C’est vrai sur les clubs de rencontres ou les forums psychologiques ou le nombre de personnes qui s’apportent un soutien moral est parfois incroyable (preque 2.5 millions de messages dans le forum "psychologie" du portail "au féminin" par exemple,
C'est vrai encore dans ma pratique quotidienne des réseaux en communautés virtuelles d'apprentissage,

On trouve –oui c’est exact, pas partout et tout le temps - mais vraiment très souvent, des valeurs de partage et d'entraide qui débutent dans le virtuel et s'ancrent dans la réalité des individus.
Peut-être que ma vision est une déformation professionnelle, mais je voulais donc apporter un témoignage empreint d’un peu plus d’optimiste.